Cancer du sein : la radiothérapie entre au bloc

Cancer du sein : la radiothérapie entre au bloc

Radiophysicienne à l’hôpital Saint-Louis, à Paris, Ramona Itti pousse la console de radiothérapie mobile jusqu’à l’ascenseur. Direction le deuxième étage. Il est près de midi, ce jour de mai. La météo en berne n’affecte guère le moral des troupes : dans la salle aveugle du bloc chirurgical, les murs ont été blindés par vingt centimètres de béton ; les portes, par une fine couche de plomb. Une sécurité imposée par la réglementation française, et dûment contrôlée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Toute l’équipe – chirurgiens, radiothérapeute et radiophysicienne, anesthésiste et infirmières – se presse autour du lit où repose la patiente de 67 ans, anesthésiée. « C’est un cancer détecté grâce au dépistage organisé », signale le docteur Edwige Bourstyn. Epaulée de deux jeunes internes, cette chirurgienne expérimentée vient d’inciser le sein atteint. Sa première tâche : vérifier que la tumeur n’a pas envahi les ganglions de l’aisselle. Elle injecte un colorant bleu dans le sein pour repérer le premier ganglion de la chaîne axillaire, qu’elle prélève. Ce ganglion dit sentinelle est immédiatement envoyé au laboratoire d’anatomo-pathologie de l’hôpital, qui devra l’analyser en moins d’une heure.
Edwige Bourstyn s’attache ensuite à exciser la tumeur. « C’est une lésion non palpable de 7 millimètres. Un repère métallique, posé lors d’une échographie, m’aide à la localiser. Mais pour éviter les réinterventions, il faut retirer une bonne marge de tissu autour de la tumeur. »

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